.Flaubert a dit "la manière la plus profonde de sentir quelque chose, c'est d'en souffrir". Et bien, enfin un avec lequel je suis d'accord. C'est le sens du mot "aimer" que j'ai réussis à définir. Je crois que je sais ce que c'est qu'Aimer désormais. C'est quand on est obligé de se séparer de la personne qui partage notre vie depuis presque 6 mois, pour éviter de se haïr dans quelques mois. Pas très clair tout ça, mais je me comprends. Plus simplement : je l'aime, il m'aime, nous nous aimons. Mais si on continue ensemble, on prend le risque que notre relation finisse en clash du siècle et qu'on en vienne à ne plus "jamais" s'adresser la parole. Et ça, on veut l'éviter. Alors on se fait violence maintenant. Du moins, je. Parce qu'après tout, je ne suis pas dans sa tête, mais il a toujours été sincère avec moi. Alors à croire qu'aimer, c'est ça. C'est ce faire mal, pour ne pas perdre définitivement la personne que l'on aime. J'ai pourtant cru être amoureuse avant, mais ce n'était que des impressions. Et être amoureuse, à même pas 18 ans, est-ce que ça signifie grand chose ? Je crois que oui. Certains trouveront ça ridicule, d'autres pas. Mais quand on voit l'état dans lequel on est quand on a perdu cette personne, on comprend. Quand le mental ne fait plus rien, que le corps ne suit plus, qu'on se laisse juste porter par la douleur d'avoir perdu une partie de soi, et qu'on a la sensation qu'aucun être ne pourra le remplacer. Là, on sait. Quand le seul fait de savoir qu'on ne le verra pas pendant ne serait-ce que quelque jours d'affilés vous fait perdre immédiatement votre sourire. Quand son bonheur passe avant tout, là, on sait. Parmi les plus belles choses, à mes yeux, se trouve son sourire. Le voir sourire, le plus naturellement du monde, me réchauffe le coeur. Et quand, pendant plusieurs jours, voir semaines, j'ai été tout bonnement incapable de lui faire apparaître ce sourire sur ses lèvres, je savais que je n'étais pas à la hauteur. Oui, car, sur la route de nos 6 mois, j'ai laissé tomber de la confiance en moi sur le chemin... Comment ne pas se remettre en question quand on sait que celui pour qui on pourrait sans doute tout donner, ne nous aime plus comme avant. Ou lorsqu'on l'énèrve. Lorsqu'il n'a pas envie de passer des moments à deux. Finalement, on apprendra plus tard qu'il faisait ça en quelque sorte pour "sauver" notre couple, pour éviter la confrontation. Mais cette confrontation finit toujours pas arriver. La toute première fois fait très mal. On ne tient plus debout et on pleure tellement qu'on ne peut pas se maquiller le lendemain matin. La deuxième fois, on n'arrête de penser. On ne sait plus ce qui nous arrive, on ne cherche même pas à avoir l'espoir que ça reprendra. Mais ça reprend. Avec du dialoque, évidemment. Mais la troisième fois, on s'y attendait cette fois. On fait ça pour notre bien, quitte à reprendre dans plus de temps. Mais est-ce que je suis capable d'attendre ? Moi qui suis de nature impatiente. De plus, le résultat de la fin n'est même pas garantie. Alors, oui, une part de moi a envie de s'amuser pendant ce temps, mais une autre sait incontestablement qu'il restera le seul et l'unique à la place principale. Et je sais aussi que le voir avec une autre fille me fera mal à un point que je ne peux même pas encore imaginer. Je crois que ce serait le pire de tout. Peut-être que j'en fais trop, oui. Mais je ne tiens pas à souffrir, mais c'est bien plus fort que moi. J'essaye de faire face, et de garder le moral dans la journée, face aux autres. Mais dès que je me retrouve seule, je ne suis capable que de bader. Tout se tourne et se retourne dans ma tête, des milliers de questions se posent, et seulement quelques réponses arrivent à se glisser... Oui, il y a des souffrances bien plus douloureuses, c'est loin d'être la pire. Mais le perdre est ma plus grande frayeur, et sa présence dans ma vie est primordiale. Il est la seule et unique personne que j'estime autant. Je l'admire, il est pour moi, un exemple. Je suis fière de lui. Il a parvenu à se construite, à devenir quelqu'un. Quelqu'un d'extraordinaire que je ne pourrais JAMAIS oublié. Il a réussi à gérer sa vie, et personne à mes yeux n'a réussi à le faire à ce point. Il m'a marqué pour le restant de ma vie, il n'y a aucun doute là-dessus. Ainsi donc, je crois pouvoir dire que oui, je l'aime comme jamais je n'avais oser aimer auparavant.
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